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Articles récents

Moments inoubliables

1 Avril 2007 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Poisson



«Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l'un avance…
… l'autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche!»


                                                                                                                Raymond Devos

photos dr


FC

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Les adieux à nos poètes

1 Avril 2007 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Poisson

Les derniers vers 
Des vacances éternelles sur un lopin cinq-étoiles 

En analysant les paroles de certaines chansons, on s’aperçoit que seule la musique les a sauvées. Dans Notre-Dame de Paris, quand «Belle» danse et qu’elle met son corps à jour (au lieu de: au jour), Victor Hugo doit se retourner dans sa tombe ! Dans l’autre comédie musicale Les Dix Commandements, un titre est même empreint d’une faute capitale: «La peine maximum»…
Dans sa chanson «Qui a le droit», Patrick Bruel ne joue qu’avec des mots creux pour des gamines en crise d’identité, atteintes d’incontinence émotive. Fuyant cette faiblesse de fond, on se rassure à l’écoute de «La Bohème» d’
Aznavour, en récitant des vers, groupés autour du poêle, en oubliant l’hiver et… les mauvais paroliers.
En relisant la «Supplique pour être enterré à la plage de Sète», je médite sur la mort. J’imagine, comme Brassens, une ondine avec moins que rien de costume qui, prenant ma butte en guise d’oreiller, viendrait gentiment sommeiller. «J’en demande pardon par avance à Jésus, si l’ombre de ma croix s’y couche un peu dessus, pour un petit bonheur posthume.» Finir bouffé par des vers pareils, c’est le pied ! 

 

© L'Air du temps de Francis Choffat

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Hommage au Grand Georges

1 Avril 2007 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Poisson

(photo dr)

(photo dr)

Rêvons aux temps révolus où le Tout-Paris faisait rimer justice avec police. En délicatesse, avec la maîtrise de la versification, même si elle écorchait l'Académie et les intellos bien-pensants. Le moustachu, anar sur les bords de la saine pensée parisienne, hante encore la génération des Bofs. Des années après la mort de Brassens (le 29 octobre 1981), les âmes réfléchissantes à catadioptre rétroactif sans piles veulent revendiquer son héritage: l'amour de la langue et l'anticonformisme qui nique comme il plagie le saint gorille. Même le gang hip hop et les rappeurs s'en inspirent. Des jeunes qui n'ont jamais ouvert un livre de poésie collectent dans leur capuchon et leurs culottes taille basse des vers de Brassens. Ils découvrent les mots qui collent à leur révolte mais qu'ils n'ont pas su inventer. Ils se les approprient: Putain de toi, Gare au jaguar et la Mauvaise réputation. Les textes de Brassens ont l'art de tout dire en peu de mots. On peut les déclamer, les faire sortir d'une bouche de métro et paraître savant, même avec une casquette à l'envers. Il suffit d'avoir une bonne mémoire pour ne pas devoir les lire. En s'appropriant le vert langage du poète, on pourrait même aller jusqu'à parler de cul en ayant une bonne verve…                        © Sifranc le correcteur

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Hommage aux poètes disparus

1 Avril 2007 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Poisson

Comment reconnaître la bonne versification

 

Deux orfèvres en la matière: Georges Brassens et Charles Aznavour

 

 

Une rime féminine est une rime qui termine par un E muet,

exemple: « rôle » « drôle » « incendie ».

NB. Sont considérées comme rimes féminines celles se terminant par «E», «ES»
et «ENT» (verbe conjugué à la 3e personne du pluriel)

 

Une rime masculine est une rime qui ne termine pas par un e muet,

exemple: « virilité » « rumeur » « humeur »

Rien à voir avec le genre féminin ou masculin !

 

Disposition des rimes alternées:

Rimes plates : AA BB CC

NB. Les rimes plates ne sont à utiliser que dans les poèmes d'un seul tenant. Elles sont proscrites dans les quatrains.


Rimes croisées : ABAB CDCD

Rimes embrassées : ABBA CDDC

Rimes redoublées (reprises au moins trois fois) : AAAB ...

 

Donc, en rimes croisées, une rime masculine doit toujours être suivie par une rime féminine et vice versa…. Exemple plus bas avec Brassens

 

La chasse aux papillons

Rimes alternées F/M (du début à la fin !!!)

 

Un bon petit diable à la fleur de l'âge F

La jambe légère et l'œil polisson M

Et la bouche pleine de joyeux ramages F

Allait à la chasse aux papillons M

 

Comme il atteignait l'orée du village F

Filant sa quenouille, il vit Cendrillon M

Il lui dit : "Bonjour, que Dieu te ménage F

J't'emmène à la chasse aux papillons" M     etc.

 

Cendrillon ravie de quitter sa cage

Met sa robe neuve et ses bottillons

Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais bocages

Ils vont à la chasse aux papillons

 

Il ne savait pas que sous les ombrages

Se cachait l'amour et son aiguillon

Et qu'il transperçait les cœurs de leur âge

Les cœurs des chasseurs de papillons

 

Quand il se fit tendre, elle lui dit : "J'présage

Qu'c'est pas dans les plis de mon cotillon

Ni dans l'échancrure de mon corsage

Qu'on va à la chasse aux papillons"

 

Sur sa bouche en feu qui criait : "Sois sage !"

Il posa sa bouche en guise de bâillon

Et c'fut l'plus charmant des remue-ménage

Qu'on ait vu d'mémoir' de papillon

 

Un volcan dans l'âme, ils r'vinrent au village

En se promettant d'aller des millions

Des milliards de fois, et mêm' davantage

Ensemble à la chasse aux papillons

 

Mais tant qu'ils s'aim'ront, tant que les nuages

Porteurs de chagrins, les épargneront

Il f'ra bon voler dans les frais bocages

Ils f'ront pas la chasse aux papillons

 

Voir aussi: Le Gorille, Brave Margot, Le Testament....

 

En rimes plates ou suivies c’est pareil mais par paire de rimes, deux rimes féminines seront suivies de deux rimes masculines et vice et versa.

Rimes mêlées avec Aznavour (en jaune les féminines)

 

La Bohème 

Je vous parle d'un temps

Que les moins de vingt ans

Ne peuvent pas connaître.

Montmartre en ce temps-là

Accrochait ces lilas

Jusque sous nos fenêtres

Et si l'humble garni

Qui nous servait de nid

Ne payait pas de mine,

C'est là qu'on s'est connus

Moi qui criais famine

Et toi qui posais nue

 

Refrain 1

La bohème, la bohème, ça voulait dire, on est heureux

La bohème, la bohème, nous ne mangions qu'un jour sur deux.

 

Dans les cafés voisins,

Nous étions quelques-uns

Qui attendions la gloire. 

Et bien que miséreux,

Avec le ventre creux,

Nous ne cessions d'y croire

Et quand quelque bistro

Contre un bon repas chaud

Nous prenait une toile,  

Nous récitions des vers

Groupés autour du poêle

En oubliant l'hiver

 

Refrain 2

La bohème, la bohème, ça voulait dire tu es jolie

La bohème, la bohème. Et nous avions tous du génie.

 

Souvent il m'arrivait

Devant mon chevalet

De passer des nuits blanches,

Retouchant le dessin

De la ligne d'un sein,

Du galbe d'une hanche.

Et ce n'est qu'au matin

Qu'on s'asseyait enfin

Devant un café-crème,

Épuisés, mais ravis.

Fallait-il que l'on s'aime

Et qu'on aime la vie !

 

Refrain 3

La bohème, la bohème, ça voulait dire « on a vingt ans »

La bohème, la bohème. Et nous vivions de l'air du temps

 

Quand au hasard des jours,

Je m'en vais faire un tour

À mon ancienne adresse,

Je ne reconnais plus

Ni les murs, ni les rues

Qui ont vu ma jeunesse.

En haut d'un escalier,

Je cherche l'atelier

Dont plus rien ne subsiste.

Dans son nouveau décor,

Montmartre semble triste

Et les lilas sont morts

 

Refrain 4

La bohème, la bohème, on était jeunes, on était fous.

La bohème, la bohème, ça ne veut plus rien dire du tout.

 

Remarque: Refrain 1 et Refrain 2 avec alternance de rimes M/F, puis retour en M pour derniers refrains.

 

                                                                               Francis Choffat

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Attention aux poissons d'avril

1 Avril 2007 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Poisson

Le 1er jour d'avril est sujet aux canulars

Quand j'étais encore en activé au Journal du Jura, je m'étais amusé à proposer des blagues de 1er avril à l'équipe rédactionnelle.

Sujets de poisson d'avril
Un guérisseur très connu de la région était passé début mars dans un hôtel pour prodiguer son secret de guérison sur des patients atteints de toutes sortes de pathologies que la médecine traditionnelle est incapable de soigner. 

Affiche-kiosques.JPG

Bienne.JPG

Affichette pour les kiosques et affiche au format Mondial au centre-ville de Bienne

Ce 1er avril 2009 coïncidait avec la grève des médecins généralistes qui allaient défiler dans les rues pour manifester leur ras-le-bol. Il y avait donc assez d'éléments pour construire un canular. Le guérisseur était supposé se rendre au CC Communication Center pour apposer ses mains et ceci gratuitement. Le numéro de portable aboutissait sur un répondeur avec une douce voix féminine qui souhaitait une bonne santé aux appelants victimes du canular, dont la plupart ont bien rigolé. Certains un peu jaune...

Une année après, l'actualité offrait sur un plateau un nouveau canular. Ce premier jour d'avril 2010 coïncidait avec la mise en vigueur d'une nouvelle loi concernant les sièges enfants obligatoires à l'arrière des autos. Comment la police pourra-t-elle contrôler l'âge et la taille des chérubins? Sifranc le correcteur avait donc imaginé une puce électronique contenant le pedigree du gamin, une sorte de broche que l'on aurait accrochée au vêtement tel un pin's. Imaginons alors les gendarmes munis de télécommandes de contrôle à distance sur les jeunes passagers. Moins dangereux tout de même que de les faire descendre au bord de la route pour les passer sous une toise

 

invention.jpg.JPG La fausse invention imaginée par Sifranc

P.-S. J'avais reçu une offre d'un ingénieur intéressé à ce projet... Bingo!

rotative.JPG

Les rotatives victimes du correcteur...

JOURNÉE DE GRÈVE DES GÉNÉRALISTES

 

Denis Vipret donne un coup de main gratuit

À l'instar de leurs confrères lausannois et genevois qui ont débrayé le mardi 24 mars 2009 pour fustiger la politique de Couchepin, les médecins de la région vont participer aujourd'hui à la grève nationale. Le guérisseur Denis Vipret en profite pour sortir du bois !

Francis Choffat

On se souvient que Denis Vipret, le guérisseur magnétiseur de Léchelles (FR), était passé dans la région seelandaise, le lundi 9 mars, pour accueillir ses patients à la file indienne. À Studen, ils étaient 150 à défiler devant le Fribourgeois qui diagnostique de la main gauche et guérit de la droite. Ce qui ne signifie pas que l'homme n'a pas la main sur le cœur. Ou si vous préférez le cœur sur la main... Afin de tordre le cou à une hypothétique et fâcheuse réputation de charlatan, Denis Vipret veut profiter de la journée du ras-le-bol des praticiens traditionnels pour donner la preuve que son don de magnétiseur n'est pas basé sur le profit. Traqué et accusé par le fisc de ne pas déclarer l'entier de ses revenus, il lui fera la nique aujourd'hui en soignant ses patients gratuitement. Pour que cela se sache, Denis Vipret a choisi de consulter dans le hall du Centre des médias à Bienne. Afin d'éviter des bousculades devant le Centre des médias et les embouteillages aux abords de la gare, les personnes désirant rencontrer le fameux guérisseur devront au préalable appeler le No (biffé après parution), entre 8 h et 12 h et de préciser qu'il s'agit bien de la séance gratuite de mercredi. Il va sans dire que Denis Vipret ne répondra pas personnellement au téléphone. Le succès des guérisseurs est propre à la vie que nous menons, faite de troubles et d'incertitudes. Jamais autant de malades déçus de la médecine conventionnelle se sont tournés vers les croyances que d'aucuns associent à de la sorcellerie. Le livre «Guérisseurs, rebouteux et faiseurs de secrets», de l'ethnologue fribourgeoise Magali Jenny, cartonne. L'auteure a désiré rendre un hommage aux guérisseurs qui l'ont soignée dans son enfance et dont le principal souci est de soulager les souffrances. Magali Jenny est allée à la rencontre de plusieurs d'entre eux à travers la Suisse romande. Vingt mille exemplaires de son livre ont été vendus en moins de trois mois. Quatre éditions successives ! Du jamais-vu en Suisse romande. Il va sans dire que la présence exceptionnelle de Denis Vipret sur la place Robert-Walser 7 aujourd'hui sera à marquer d'une pierre blanche dans les annales... biennoises. /FC

 

SIÈGES POUR ENFANTS

 

Il faudra bien éviter la toise des policiers !

À compter d'aujourd'hui, les enfants de moins de 12 ans et ne mesurant pas 1 m 50 devront prendre place dans un siège auto adapté à leur taille. La nouvelle loi est entrée en vigueur et les policiers, munis de toises, feront des contrôles sporadiques au bord des routes de l'Arc jurassien.

Francis Choffat

Beaucoup de préadolescents connaissent le Grand 8 d'Europa Park, en Allemagne. Ils se soumettent docilement au passage obligé de la toise, à l'entrée du Silver Star. Mais au parc d'attraction, un frisson de peur mêlé aux cris de joie est libérateur, avec, en prime, la garantie d'une chute vertigineuse. Là, les consignes de sécurité exigent d'avoir 11 ans et mesurer au moins 1 m 40. Ce sera moins marrant lorsque la voiture familiale devra s'arrêter dans un barrage routier invitant les enfants à descendre pour passer sous la toise. Frustration garantie ! Quelqu'un y a pensé et désire éviter ce cas de figure. C'est un inventeur suisse, informaticien de son état, qui vient de lancer une puce électronique pour les préados. La pastille se loge discrètement dans un vêtement et s'agrippe au textile, tel un pin's. En passant commande dès aujourd'hui du e-Pin's, on donne une chance supplémentaire au concepteur pour l'obtention d'un brevet au 38e Salon international des Inventions. Ce rendez-vous annuel se tiendra à Genève du 21 au 25 avril. L'inventeur regrette que la loi des sièges autos entre en vigueur 20 jours trop tôt. En effet, il misait sur un accueil intéressé d'industriels étrangers. Comment ça marche ? Pour la programmation, il suffit d'introduire la puce dans un boîtier relié au port USB d'un ordinateur, PC ou Mac. Une fenêtre s'ouvre alors à l'écran, il n'y a plus qu'à remplir les coordonnées requises. Au bout de quelques secondes, la puce RFID (Radio Frequency IDentification) se loge dans le pin's. Le nom, la photo en format vignette, la taille et l'âge de l'ado apparaîtront sur le scanner du gendarme grâce à cette méthode qui mémorise et récupère les données à distance. Les polices de l'Arc jurassien en ont reçu plusieurs exemplaires – genre scanner Passabene – avec les instructions idoines. Pour l'instant, la confiance règne quant à l'exactitude des données introduites dans la puce électronique. Les parents, soucieux de la sécurité de leur progéniture, n'ont pas intérêt à tricher... Nous ne doutons pas que le génial inventeur saura asseoir sa notoriété. Le siège de la société en devenir se trouve en Suisse romande. /FC - Poisson d'avril 2010

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Sifranc, précurseur de dictées paillardes

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Engagé par l'Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens (l'AENJ), dans trois salons successifs, j'avais dans la troisième dictée de l'édition 2017 déjà introduit dans mes textes des petites piques grivoises afin de donner du piment. Pour détendre l'atmosphère réputée tendue des séances de dictées! Mon titre faisait allusion au Mariage pour tous sans toucher à ce sujet, mais sous cette forme:

Le mariage de difficultés pour tous.

Avec à la clé une sélection de noms masculins et féminins à débarbouiller comme: un apogée, une acné, etc. Voici un extrait de cette dictée:

L’apostrophe oubliée au précédent Salon des écrivains, c’est une bagatelle. La dictée d’aujourd’hui sera transgenre. À vous donc de faire la distinction entre le masculin et le féminin. Parfois bizarre! La chienlit, c’est féminin avec la terminaison LIT, le lit où le dentiste éconduit avait trouvé sa femme avec un mâle dedans.

Il était donc question du «lit où le dentiste éconduit avait trouvé sa femme avec un mâle dedans.» Le sens imposait ici la graphie <dedans> et ceux qui n'avaient pas compris pouvaient se référer à l'adjectif éconduit signifiant <cocu>.

Lors du 1er Salon de l'AENJ, le président Thierry Amstutz m'avait conseillé de centrer mon texte sur la région viticole d'Auvernier, ce qui fut fait tout en rajoutant le mot Milvignes pour que les hôtes venant des autres cantons puissent se familiariser avec la dénomination des communes fusionnées, Bôle et Colombier. Ainsi, on joignait la connaissance avec le terroir et le savoir-faire des vignerons pour le non-filtré, avec une connotation aux libations de nos ancêtres qu'on trouve dans les chansons vigneronnes. Extrait:

De bons crus élevés sur des coteaux ensoleillés

Eh bien, on va se laisser charmer par une balade féerique sur les rives du lac de Neuchâtel. À une encablure d’un charmant vignoble, l’autoroute surchargée fera peut-être oublier à l’automobiliste pressé de s’arrêter. Dommage, il aurait pu goûter au fin nectar dont la littérature d’antan nous a narré les mystères dionysiaques célébrés ensuite par son acolyte Bacchus. De joyeuses bacchanales, libations de nos jours surveillées de près par la maréchaussée. Les danses lascives et le vin avaient des vertus aphrodisiaques appelées philtres d’amour à ne pas confondre avec le vin non filtré que les viticulteurs ont remis au goût du jour.

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Hommage à la croupe

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc Publié dans #Paillardises

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le popotin

La chaîne culturelle Arte a la particularité de traiter des sujets de société qu’une autre TV hésiterait à diffuser pour ne pas être classée X. Sous l’égide de la culture, donc, elle a programmé – en période de l’Avent –, une étude sur les mœurs intitulée «La face cachée des fesses». Selon Arte, ces dernières peuvent se révéler un objet de désir ou de tabou. De rébellion aussi, à l’instar de Polnareff qui a exhibé les siennes sur les Champs-Elysées en 1972.
On doit admettre le pouvoir de la chose qui a inspiré les peintres et les poètes. Lorsque Georges Brassens fait l’éloge de la fessée qui se termine par une caresse et donne au popotin le surnom de fêlure congénitale; quand le moustachu, dans une chute lyrique pour une belle chute de reins, supplie une Vénus callipyge: «Surtout, par faveur, ne vous asseyez pas!»
La croupe est donc un creuset de chansons paillardes, de bons mots qui peuvent se révéler grivois, moqueurs ou culottés. Bizarrerie de la langue, ce dernier terme est inapproprié puisque la culotte est absente du décor...
Le documentaire d’Arte offrait la parole à des scientifiques, des psychanalystes, des écrivains, des historiens d’art. Il faut toujours que la télévision délègue des experts, c’est vexant! Sur ce sujet-là, ce n’était pas utile pour le fin connaisseur!
On se quitte ici sur les paroles de Claudine Cohen, professeure à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales: «Le muscle fessier, le plus puissant et volumineux, est le propre de l’homme en lui permettant la station bipède.» Je suis rassuré, mon texte tient debout... (FC)

photo DR

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Ode aux victimes de l’amour

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Dans une vaste étude portant sur 13 000 personnes de 27 pays, un sexologue et psychothérapeute affirme que quatre Suisses sur cinq se disent satisfaits de leur sexualité. Un résultat supérieur à la moyenne européenne. Et pourtant, on constate que la conjugaison entre deux «êtres» et «avoir» du plaisir au «féminin-masculin», reste problématique. Alphonse Allais s'était lancé avec dérision dans l'imparfait du subjonctif: «Fallait-il que je vous aimasse, que vous me désespérassiez et qu'en vain je m'opiniâtrasse, qu'à vos pieds je me prosternasse pour que vous m'assassinassiez!» Aznavour prétendait «savoir retenir les cris de haine qui sont les derniers mots d'amour». Le poète Aragon affirmait: «Il n'y a pas d'amour heureux; quand il croit serrer son bonheur il le broie; Brassens chantait: «Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure.» Sur le plan physique, la déchirure est parfois celle du condom, ce con d'homme qui a mal ajusté la pèlerine trop fine. Qu'on ne se moque pas de ces accidentés de la biroute qui ont voulu éviter un enfant! La conjugaison de deux êtres qui se sont aimés trop fort restera au... préservatif imparfait! (FC)

photo DR

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Effets de mode

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Le ticket de métro

La mode du pantalon taille basse chez les filles nous fait entrevoir des tatouages sur leurs reins découverts. Imaginez une toile de Gauguin vivante avec des petites fleurs et un clou argenté enfoncé dans le nombril pour tenir le tableau...

La taille de la culotte et du maillot de bain ayant rétréci, les baigneuses sont astreintes à pratiquer l’épilation totale. Sur les plages, on ne voit plus que les fesses qui, elles, cachent le string...

Aucune pilosité ne doit apparaître. Ce phénomène d’épilation massive fait le beurre des esthéticiennes qui voient affluer dans leurs salons des adolescentes désirant être polies pour être au net...

Ces générations de Vénus au mont pelé exhiberont devant leur mec chauve et imberbe un sexe complètement glabre.

L’apanage du rasage n’est donc plus réservé à l’homme.

Les esthéticiennes, recyclées dans la pratique du laser médical, ont cherché de nouvelles idées pour découper le blason. Elles ont créé la figure «ticket de métro». Il s’agit d’une bande verticale de 3 x 6,5 cm (source RATP) laissée velue juste en dessus du pubis.

Le chanceux qui touchera le ticket pourra-t-il monter à bord? (FC)

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Mes plus grandes chutes

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Les écrits de Sifranc le correcteur ne manquent pas de chutes. Souvent, elles ont amusé la galerie par des dérisions ou des jeux de mots; en voici quelques-unes. On appelle chute la fin inattendue et particulièrement expressive d'une phrase ou d'un vers. En littérature, le mot désigne l’effet de surprise ménagé par l'auteur à la fin d’un texte, qui éclaire son sens, peut conduire à le réinterpréter. La tonalité recherchée peut être pathétique, lyrique, humoristique ou ironique.

 

La main occulte

Dès la naissance, nous portons les stigmates de notre destin dans la paume de la main. Les lignes y sont tracées profondément sur lesquelles certaines personnes plus ou moins bien intentionnées arrivent à lire l’avenir. Pour les initiés, leur main est devenue le miroir de leur âme.

La main gauche contient paraît-il davantage d’informations que la droite. Dans le creux, on y trouve la ligne de vie, celle du cœur et de la chance, sept en tout. Connue depuis la nuit des temps, cette science appelée chiromancie a dû frustrer plus d’un adepte et la notion d’avenir n’est sûrement plus la même aujourd’hui. Récemment, j’ai appris qu’un médium allemand, aveugle de surcroît, prédisait le futur de ses clients en leur palpant les fesses. Selon ce spécialiste, elles seraient plus révélatrices que les mains. Bof! depuis longtemps, je sais que mon avenir est derrière… mais je ne sais pas si je me laisserais mettre la main occulte!

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

 

Une particule à la culture

Le milieu de la culture est bouleversant. Sorti de son antre sélect et pédant, voilà qu’il se montre érotique en s’introduisant dans les chambres à coucher. Ce qu’on appelait autrefois de la littérature sous le manteau est devenu aujourd’hui le thème même des expositions dites culturelles. Après «X-spéculations sur l’imaginaire et l’interdit», lancé par le Musée d’ethnographie de Neuchâtel, le Centre Dürrenmatt a réuni un aréopage de 200 personnes autour de Catherine Millet pour disséquer son dernier outrage, pardon ouvrage: «La vie sexuelle de Catherine M.»

Directrice d’Art Press, revue littéraire dont le siège est à Paris, l’auteure raconte sa vie sexuelle sans détour. Bien introduite dans le milieu, il lui a suffi de parler X sous l’égide de la culture. Selon des critiques littéraires, son succès tient davantage à sa notoriété qu’à son style d’écriture.

Parti de rien dans sa vie d’écrivain, Frédéric Dard savait au moins emballer la marchandise avant de la déballer. Au début, l’intelligentsia boudait ses bouquins en les considérant comme romans de seconde classe. Maintenant, à force de prôner le coït chic, les intellos vont provoquer la débandade... 

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

 

Passation de pouvoirs

En venant au monde en 1975, Victoria Addams est tombée dans un berceau de luxe après avoir lancé son premier cri et pissé (épicé... voir plus bas). La petite s’est regardée grandir dans un miroir en rêvant de devenir une star. Ce qui fut fait après avoir répondu à une annonce recrutant des jeunes filles pour former un groupe. Ainsi naissaient les «Spice Girls» (trad.: «filles épicées»). Ne restait plus qu’à Victoria d’apprendre à chanter juste...  

                                            * * *  

À l’Euro 2004, un supporter de football récupère un ballon perdu qu’un joueur maladroit a propulsé dans la foule. Après avoir dissimulé sous sa chemise l’objet du délit, le spectateur le met aux enchères et touche 28 000 euros. Ridiculiser ainsi un pauvre footballeur qui rate un tir au but devant des millions de personnes et d’hooligans déçus, quelle humiliation! C’est là que resurgit Victoria – devenue Mme Beckham – en criant au monde entier: «C’est moi qui ai le ballon!» En effet, elle attend son troisième enfant, conçu avec celui qui tire parfois à côté! Le bébé de 3,2 kg est tombé dimanche 20 février 2005 à 10h40 dans un berceau de luxe après avoir lancé son premier cri et pissé... 

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

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Mes Carnets de maladresses

8 Juillet 2005 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #© Carnets de maladresses

Collection années 2002 et suivantes

Collection années 2002 et suivantes

Mme Alice Jacot-Descombes

Mme Alice Jacot-Descombes

Merci pour vos messages positifs

 

Par ces textes, vous vous profilez dans

la lignée de grands devanciers romands

de notre corporation... Les Edmond Groux,

Georges Montandon, etc. pères Virgule

devant l’Eternel, ont beaucoup – et bien! –

écrit sur la langue française (dès les

années trente).                                        Roger Chatelain, 25 juillet 2002 

 

 

Excellent! Nous pourrions, si vous êtes

d’accord, publier quelques passages de vos

Carnets dans notre site Internet.

Meilleurs messages du président de la

Fondation Défense du français.              Jean-Marie Vodoz, 21 mars 2004/@ 

 

 

Merci, cher Monsieur, pour cet article ma foi

très bien «tourné». Musée Dürrenmatt (NE). 

Pour: Une particule à la culture (4).      Janine Perret Sgualdo, 7 janvier 04/@ 

 

Bravo! Ton article d’aujourd’hui m’a remplie

d’aise. Et j’adhère volontiers à ton Association

pour l’Abolition des Abréviations. Il y a assez

longtemps que j’enrage en pataugeant dans

ce marais. Ton initiative a d’ailleurs un petit air

à la Gueneau qui me convient tout à fait.

Zut, j’oubliais qu’il est le fondateur de l’Oulipo!

Nous retombons dans les abréviations.

Voir: Comme un pet dans l’eau (5).            Claudine Houriet, 28 février 2004

 

A propos de «Quand vous serez bien vieille»:

J’ai beaucoup apprécié votre chronique.

Vous avez su, en quelques lignes, recréer au

moyen d’anecdotes l’atmosphère des Lovières

de Tramelan. Je vous remercie pour le regard

riche en humanité et en respect que vous

portez sur notre institution et sur les résidants

qui y vivent.                                               Cyrille Voirol, le 19 juin 2004/@

 

Continue sur ta lancée, l’époque est riche en

contradictions qu’il s’agit de relever et tu le

fais à merveille.                                           Pierre Bottinelli, 14 juillet 2004 

 

Monsieur Francis, je te dis bravo, tu donnes

ta pensée avec beaucoup de classe sans

succomber à des tentations lubriques faciles...

Concernant: L’éthique et l’étiquette (5).    Gérard William, 3 avril 2004/@ 

 

«Formidable!», pour : Les deux zéros (2).          Adolf Ogi, le 17 juin 2002

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© Carnet de maladresses '86 (No 1)

8 Juillet 2005 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #© Carnets de maladresses

Le croque-notes 

Les vagues caressent le sable encore chaud. Le ressac bat la mesure avec le guitariste de la plage. Les vagues, elles, s'échouent sur les rochers. Le musicien, lui, écorche Sardou sur son instrument, en chantant... 
Le petit vent du soir me donne des frissons. Les crustacés et les huîtres servis à la table d'à côté aussi. Je pense à nos limaces ! Pardonnez-moi ! 
Sur le mur du restaurant, une pancarte exhorte plutôt qu'elle ne sanctionne: «Celui qui boit s'enivre; celui qui s'enivre dort; celui qui dort ne pèche pas; celui qui ne pèche pas va au Ciel; nous voulons tous aller au Ciel, alors buvons!» 
Pendant ce temps, le beau mâle à la guitare continue de charmer les midinettes. Sûr de lui, et non content d'avoir défiguré la bonne chanson française, voilà qu'il s'attaque à Goldman. Tandis que les filles applaudissent à tout rompre, je viens à bout de mon steak de cuir qu'il a fallu mâcher pendant que le croque-note bouffait tous les grands musiciens de la planète. D'un côté, les crustacés. De l'autre, un gars qui s'incruste assez (cinq crustacés) dans le show business... Même un peu trop! Quand je suis sorti du restaurant, même l'océan s'était retiré... 

 

Provisions
 

S'il y en avait deux comme elle, cela couvrirait le village en matière d'information. Faisant office de gazette, elle arrive à concurrencer les agences de presse, le colleur d'affiches et le crieur public réunis. Elle fait les commissions avec son cabas d'anecdotes qu'elle approvisionne à chaque coin de rue. La taille ample et le pis lourd, elle ressemble à une vieille chouette ululant pour avertir les commères qu'il y aura de l'orage. Ou bien, elle se mue en grenouille de météorologue pour annoncer le beau temps... qui ne va pas durer. Les nouvelles vont vite. Bien souvent, elles prennent de vitesse les événements mêmes qui font l'objet de la discussion. A l'heure où les cloches sonnent, elle se rend à confesse (ces deux syllabes l'inspirent), se muant cette fois en grenouille de bénitier. Elle y trempe sa langue pour se purifier des bruits qu'elle aurait pu divulguer à tort et se dédouane des gens qu'elle a sûrement traînés dans la boue. Elle se rince la bouche en tournant sept fois sa langue dans le sens qui pourra l'amener à retrouver le bon...

 

 

 

Études

Le fils est aux études, il suit la mode et les cours de langues modernes. L'appareil de langues modernes se trouve dans une salle de jeux. Il scintille de mille feux. On le bourre de fric par une fente, à 2 fr. le coup. Tout près de là, on peut lire: For amusement only. La leçon d'anglais peut alors commencer. La boule suit son premier cours. L'étudiant aussi. La boule est renvoyée - pas lui ! - par le Same player shoots again. Le cadran s'illumine. Les notes s'inscrivent au tableau lumineux et de partout jaillissent des mots nouveaux: Collect bonus, Score bonus et Ball in play. Les études vont sans peine. C'est la méthode « A 6000 »... points. Surtout, il ne faut pas trop pousser, sinon le professeur Machin se fâcherait. Il ferait Tilt et refuserait ses lumières. Le fils suit l'école «flippotière» dans une classe sombre et enfumée.
Le 31 mai, c'était sa première leçon. Pour le lendemain, ce sera le premier joint...

 

 

Détente
 

Le beau temps est revenu. Partout, dans les pâturages, on voit refleurir, s’épanouir les pique-niqueurs. Etant venu pour se détendre, le père somnole dans la chaise longue. Son journal, par les mauvaises nouvelles qu’il renferme, pèse très lourd sur ses jambes en coton. C’est ainsi que le soutien de famille laisse choir dans l’herbe fraîche les dépêches qui l’étaient moins... Sur recommandations expresses et réitérées de la maîtresse de la zone, son épouse, monsieur passe enfin à table. Sans oublier de ramasser au passage le kilo de rouge que madame avait volontairement écarté. Ayant fait provision de calories pour la semaine à venir, il a l’impression d’avoir bien profité de ces moments agréables. Il se relève en s’étirant. Soudain, en lui, un gaz rencontre une dépression brusque et soudaine, par augmentation du volume. Il a fallu que monsieur regardât le ciel pour signifier aux enfants qu’un avion à réaction venait de passer... Et ça aussi, ça s'appelle la détente... 
 

Les commentaires

Réalité sur fond de jeux de mots. Très subtil, j'adore. 

Commentaire n° 2 posté par: Patrick le 01/06/2006 - 11:26:59 
Merci le poète! 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 01/06/2006 - 12:39:36 
Excellent. j'aime bien chez toi :) 
Commentaire n° 3 posté par: Eryn(site web) le 01/06/2006 - 12:26:05 
Merci pour tant de compliments, j'en rougis comme un papier de cigarette... 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 01/06/2006 - 12:40:56 
C'est délicieux à lire ! 
Commentaire n° 4 posté par: Briesing(site web) le 01/06/2006 - 20:14:57 
T'as goûté? (lol) Bizzz 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 02/06/2006 - 00:53:48 
Quel talent et quel sens de l'observation ! 
Commentaire n° 1 posté par: Briesing(site web) le 30/05/2006 - 11:56:50 
Merci, c'est trop mais gros bisou! 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 31/05/2006 - 00:15:16 
celle de mon village annonce le soleil depuis 6 mois... ce jour il a neigé !!! Amitiés du vieux sorcier 
Commentaire n° 2 posté par: honorius(site web) le 30/05/2006 - 16:36:30 
Au Moyen Age, on les aurait pendues... 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 31/05/2006 - 00:14:42 
Bien vu, c'est tout à fait ça. Chaque village a la sienne. A se demander pourquoi certains achètent le journal ou regardent les infos à la télé ! 
Commentaire n° 4 posté par: Patrick(site web) le 30/05/2006 - 21:54:49 
Mais les commères font du mal et ne se souviennent plus de ce qu'elles ont propagé! 
réponse de: Le stylo rouge (site web) le 31/05/2006 - 00:13:09 
Ecrit le 12/06/2006 22:30:34 Nom : Eryn Mail : Site web : http://motsdits.over-blog.com/ IP : 83.155.192.230
j'ai éclaté de rire devant mon écran, c'est pas si souvent :-) Heu qui a dit en com' là au-dessus qque chose à propos du DOS des pigeons ? Faut viser + bas on dirait !!! ;-) bises
Ecrit le 12/06/2006 19:17:10 Nom : Arti Mail : Site web : http://journaldarti.over-blog.com/ IP : 82.127.230.68
ah pas mal vraiment pas mal la fin de l'article :) bizz arti
Ecrit le 12/06/2006 13:55:47 Nom : ktykty Mail : Site web : IP : 143.196.162.107
je t'adore... merci pour ce sourire ! merci pour tes textes si drôles et si bien tournés...
Ecrit le 12/06/2006 12:52:44 Nom : lolo 56 Mail : Site web : www.le-blog-de-lolo.net IP : 86.214.56.9  coucou toujours tres interessant tes articles
Bonne journée

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