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Les réformistes divisent

19 Novembre 2015 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Dictées

Ah tout va bien!

La dictée 2016 portait sur des termes exigeant un ou des traits d’union. Ces locutions plutôt rares dans les discussions du Café du Commerce apparaissent souvent mal orthographiées dans la presse, ce qui fait bondir Sifranc le correcteur.
«Un voleur a été pris sur le champ», par exemple. 

Juste: sur-le-champ, définition sur le fait, immédiatement.

Photo: le Yorkshire du président de l'AENJ qui se fout, lui,  de son anglicisme... 

Voici la liste de ces mots estropiés:

potron-minet, du déjà-vu, le qu’en dira-t-on, les bien-pensants, à tout-va. Cette dernière expression a coûté la 1re place du concours à l’érudit Daniel Fattore qui n’avait pas mis le trait d’union. Après quelques recherches, notamment sur Google, il se trouve que la graphie «à tout va» est permise, d’où ma dérision en titre de cet article ah tout va... bien! Eh bien non, tout va mal pour celui qui concocte des dictées à longueur d’année. Il s’entoure parfois de collègues correcteurs qui le conseillent sur des termes à ne pas employer car sujets à polémique lors du corrigé. L’antre éclairé au néon (ou aux néons) a donné du fil à retordre au Père Virgule, mais ne dit-on pas éclairé au gaz et non aux gaz.

 

Les autres termes portaient sur des mots à découvrir ou redécouvrir:

haptique, malintentionné, eh oui !, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, le maître queux ou maître-queux, derechef, les rênes, ce fameux mot écrit souvent rennes qu’une écolière de langue étrangère a su écrire à la petite dictée sans confondre avec le troupeau du Père Noël. Bravo à elle malgré ses 25 fautes!

Coupure de presse

LA CHAUX-DE-FONDS

Salon feutré pour les écrivains neuchâtelois et jurassiens

Quand les auteurs se livrent

* STÉPHANE DEVAUX

 

Pour écrire le troisième chapitre de ses salons annuels, l’Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens, qui regroupe plus de 70 auteurs issus de l’Arc jurassien, avait choisi de déplacer l’intrigue sur les hauteurs. C’est donc à La Chaux-de-Fonds, ville natale de Blaise Cendrars, qu’ils se sont installés hier, étalant leurs publications, récentes ou moins récentes, dans l’attente de rencontres avec leur public. D’échanges vifs et passionnés avec leurs lecteurs, qui plus est avides de dédicaces originales sur la page de garde.

Au bas de la page, au moment d’inscrire le mot «fin», force est d’admettre que les rencontres eussent pu être plus nombreuses et les échanges plus animés à la Maison du peuple. Est-ce le fait de la température douce et d’un soleil séducteur? Toujours est-il que les files de lecteurs sont restées raisonnables. Euphémisme, comme le diraient si bien les jongleurs de mots et les manieurs de figures de style...

Diversité des œuvres

Bien qu’un poil déçus, la plupart des écrivains présents – ils étaient 25, romanciers, poètes, chroniqueurs ou encore essayistes – ont pris l’événement pour ce qu’il pouvait bien devenir dans ces circonstances. Un échange d’expériences... aussi entre eux!

Tous l’admettent, des plus jeunes, comme Catherine Bex, qui a publié un premier roman en 2015, ou Rachel Zufferey, auteure d’une trilogie romanesque située dans l’Ecosse de Marie Stuart, aux écrivains confirmés, comme Jean-Bernard Vuillème ou Gilbert Pingeon, écrire est un acte délicat, qui exige beaucoup de soi. Et encore faut-il trouver un éditeur qui veuille bien donner une chance aux mots de trouver leurs lecteurs. C’est d’ailleurs une des conditions sine qua non pour faire partie de l’association: avoir publié au moins un ouvrage chez un éditeur reconnu. Pour plusieurs des écrivains de la région, c’est un éditeur romand qui leur a ouvert ses portes. Président de l’association, Thierry Amstutz, deux romans à son actif, tous les deux publiés chez Slatkine, est clair sur la question: pas d’écrivains publiant à compte d’auteur chez lui. L’éditeur, c’est une sorte de gage de qualité...

Mais que faire pour qu’un livre trouve un public? La question comporte sa part de mystère. Les rencontres du type de celle d’hier permettent à tous ces auteurs de se confronter à ce genre d’interrogations. De constater aussi combien large est la diversité des œuvres. Certains se nourrissent davantage de la réalité, à l’instar d’un Gilbert Pingeon, qui ne renie pas la part de critique de la société contenue dans son œuvre. Ou un Jean-Bernard Vuillème, qui a toujours pratiqué le journalisme en parallèle, ce qui, dit-il, nourrit sa création et lui apporte une vision très large du monde.

Quant à Jean-Claude Zumwald, qui signe des polars «régionaux», il pose un cadre avant de laisser ses personnages prendre une certaine indépendance.

Reste une question: où s’écrira le quatrième chapitre des aventures des écrivains neuchâtelois et jurassiens? Parce qu’il s’écrira, c’est sûr.

Logorrhée de pimbêche

Écrire, c’est bien. Écrire juste, c’est encore mieux. Sans fautes d’ortograf, donc... Afin de redonner à chacun le plaisir des dictées d’antan, le salon des écrivains organise chaque année deux concours, l’un destiné aux écoliers, l’autre aux plus âgés, censés déjouer tous les pièges de la langue. Dans le rôle de Pivot ou de maître Capello, c’est Francis Choffat, un ancien correcteur toujours aussi féru de bons mots et de mots bien écrits, qui officie en pays neuchâtelois. C’est donc à lui qu’on doit l’extrait que nous vous reproduisons, juste pour que vous vous rendiez compte à quoi vous avez échappé:

«À peine une critique s’échappe-t-elle d’un convive qu’une cougar le fait taire sur-le-champ. Derechef, elle répète à tout-va que Pablo est un des meilleurs cuistots que la cambuse ait connus. Les dithyrambes lancés en boucle à la cantonade relèvent d’un psittacisme exacerbé de la pimbêche. Au fond du couloir, dans l’antre éclairé au néon, un prosélyte aux produits allégés est en train d’établir des statistiques sur le nombre de calories absorbées dans la semaine. Tel un scribe sur un palimpseste, il calcule, rédige, efface, peaufine son rapport haptique sur une tablette. Une tablette sans sucre... Une blondasse ressasse un discours proche de l’amphigouri, une logorrhée qui lui sied à merveille.»

Il s’est quand même trouvé un participant pour rendre une copie sans faute. Et un autre pour considérer «dithyrambe» comme nom féminin et affubler «pimbêche» d’un accent grave. Et qui, hier soir, a surtout cherché le sens de quelques-uns de ces mots. Parce qu’écrire juste, c’est bien. Mais écrire pour être bien compris, c’est encore mieux... Sûr que les auteurs ne diraient pas autre chose.

* Stéphane Devaux est décédé le 20 mars 2020 à l'âge de 60 ans. Le monde de la presse le regrette à l'unanimité.

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Les dictées, édition 2015

19 Novembre 2015 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Dictées

Dictée publique

Texte concocté par le correcteur Francis Choffat pour la dictée publique, sous l’égide de l’Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens (aenj) – Salle polyvalente d’Auvernier, dimanche 29 novembre 2015.

 

De bons crus élevés sur des coteaux ensoleillés

Bien qu’une ballade formée d’alexandrins eût été plus joyeuse qu’une dictée rébarbative, l’auteur de ces lignes a tenu à louer le travail des artisans de la terre qui se sont succédé au fil des ans au chevet de leurs sarments. Eh bien, on va se laisser charmer par une balade féerique sur les rives du lac de Neuchâtel. À une encablure d’un charmant vignoble, l’autoroute surchargée fera peut-être oublier à l’automobiliste pressé de s’arrêter. Dommage, il aurait pu goûter au fin nectar dont la littérature d’antan nous a narré les mystères dionysiaques célébrés ensuite par son acolyte Bacchus. De joyeuses bacchanales, libations de nos jours surveillées de près par la maréchaussée. Les danses lascives et le vin avaient des vertus aphrodisiaques appelées philtres d’amour à ne pas confondre avec le vin non filtré que les viticulteurs ont remis au goût du jour.

(Fin de la dictée pour les lycéens et apprentis)

Quoi qu’il en soit, il est de bon augure de vanter ces délices préparées par des vignerons qui se sont laissé emporter par leur passion, soit de chérir la vigne portée au pinacle par leur inextinguible savoir-faire. La peine qu’ils se sont donnée pour cultiver leur vin sous l’auspice de la Station viticole a été couronnée par des médailles d’or qu’ils se sont arrachées dans des concours œnologiques. C’est sans ambages que l’on peut dire que la région rebaptisée Milvignes a droit aux honneurs que les pisse-froid ont parfois occultés. Sans allumer des feux d’artifice en ce jour dicté par une rencontre discrète de fines plumes – les bas-bleus ayant décliné l’invitation –, je vous prierai de remercier par acclamation les Perchettes qui nous ont ouvert l’huis de la salle polyvalente d’Auvernier.

 

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Question subsidiaire: test supplémentaire pour les ex æquo éventuels.

Cette auberge est un repaire de poivrots qui perdent parfois leurs repères pour rentrer à la maison.

Félicitations au Fribourgeois Daniel Fattore qui a réalisé le zéro faute! (photo Fabien Nissels - ldd)
Félicitations au Fribourgeois Daniel Fattore qui a réalisé le zéro faute! (photo Fabien Nissels - ldd)

Félicitations au Fribourgeois Daniel Fattore qui a réalisé le zéro faute! (photo Fabien Nissels - ldd)

Dictée des écoliers

La Motte et la carotte

Les carottes que nous avons mangées proviennent du marché de Neuchâtel. Chaque samedi, la foule envahit la place éponyme rendue célèbre par la Maison des Halles. Les touristes ne cessent de photographier ce joyau architectural du XVIe siècle. Sur les étals, on ne trouve que des produits frais, cultivés par des maraîchers passionnés par le travail de la terre. Là, pas d’agrumes défraîchis ou de carottes calibrées dans un souci commercial d’uniformité. Ce calibrage, exigé par le lobby de l’alimentation de masse, provoque l’opprobre justifié des cultivateurs bio. Mais pas de quoi exhumer l’écrivain Antoine* Houdar (ou Houdart) de La Motte qui avait déclaré : «L’ennui naquit un jour de l’uniformité.»

*Antoine Houdar (ou Houdart) de La Motte, écrivain et dramaturge français, naquit le 17 janvier 1672 à Paris où il mourut le 26 décembre 1731.

1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)
1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)

1. Déclamation; 2. Attention soutenue; 3. Proclamation; 4. Dénonciation de la réforme de 1990 (photos de Fabien Nissels - ldd)

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Le nez en l'air

22 Décembre 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Les 8 planètes et au fond à droite, toute perdue: Pluton (hors course)

Les 8 planètes et au fond à droite, toute perdue: Pluton (hors course)

Appris par cœur   

Un moyen mnémotechnique pour se souvenir des planètes du système solaire:

Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune

ME Voici Tout Mouillé, Je Suis Un Nuage... 

... et j'ai perdu mon Parapluie. Pluton n'est plus considéré comme planète

La phrase commence par ME pour ne pas confondre avec la lettre M de Mars.

C'était hier soir, le 21 décembre 2020 (dr Stelvision)

C'était hier soir, le 21 décembre 2020 (dr Stelvision)

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Dicos/traducteurs électroniques

28 Novembre 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Les dictionnaires

 

Dictionnaire des synonymes

 

Le Crisco des synonymes

 

Dictionnaire des conjugaisons

 

Les expressions décortiquées

 

Service complet


Exercices d'Orthonet

 

à quoi ça rime?

 

Littérature

 

Traduction allemand/français

 

Le Parlement suisse

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Faites-vous confiance

aux traducteurs automatiques?

 

Texte à copier/coller dans trois apps :

Machine wash cold separately.

Tumble dry low.

Only non-chlorine bleach when needed.

Do not iron over design. Do not dry clean.

 

1. Reverso :

Laver à la machine à froid séparément.
Tomber à sec bas.
Seulement de l’eau de Javel sans chlore au besoin.
Ne pas repasser sur la conception.
Ne pas nettoyer à sec.

Le moins bon résultat du test est ici en rouge! Tumble

 

2. DeepL :

Lavage à froid en machine séparément.

Sèche-linge à basse température.

N'utilisez que de l'eau de Javel sans chlore au besoin.

Ne pas repasser sur le motif. Ne pas nettoyer à sec.

L’application est la seule des trois à avoir su traduire Tumble par sèche-linge. Elle permet de coller le texte en entier sur plusieurs lignes.

 

3. Linguee :

Lavage en machine séparément à l’eau froide.

Sèche-linge :

Utiliser seulement un agent de blanchiment non chloré au besoin.

Pendant le repassage, ne pas rester avec le fer au même endroit mais exécuter des mouvements circulaires sur la broderie (motif).

Pas de nettoyage à sec.

L’application ne permet pas de coller une phrase entière. Par bribes, l’utilisateur a le choix de choisir la meilleure traduction parmi une dizaine de propositions parfois saugrenues. Un mauvais choix de l’utilisateur peut dénaturer le sens du message !

 

Le traducteur multilingue Reverso

Le traducteur multilingue DeepL

Le traducteur multilingue Linguee

Exemple d'une traduction catastrophique

Exemple d'une traduction catastrophique

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La grammaire facile à saisir

4 Septembre 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Photo DR

Photo DR

Les fautes que l’on entend et celles que l’on voit

Ici, on démontre l’utilité de l’accord du complément pour la compréhension de la phrase:

Il les a tant aimées    (sous-entendu les femmes)

Il les a tant aimés       (sous-entendu ses parents) 


Pour trouver le sujet:
Poser la question: qui est-ce qui a tant aimé? – Réponse: il

sujet + verbe + COD


Pour trouver le complément d’objet direct

Il a tant aimé qui? – Réponse: «les» mis pour les femmes ou les parents

L’accord du verbe avec le COD sert à la compréhension du texte. Si l’on ne perçoit pas de différence dans le langage parlé entre aimés et aimées, avec les verbes prendre et découvrir, la faute de langage sera alors grossière puisqu’on l’entendra!

Il les a prises       (sous-entendu ses vacances)

Il les a pris            (sous-entendu ses souliers) 

 

Capture d'écran DR

Capture d'écran DR

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Question de syntaxe, tout simplement...

7 Août 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!
Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!

Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!

L'anacoluthe est une rupture dans la construction syntaxique d'une phrase. Il peut s'agir soit d'une maladresse de style soit d'une figure de style qui prend alors délibérément des libertés avec la logique et la syntaxe pour sortir des constructions habituelles du discours écrit ou parlé (source Wikipédia).

Le nom féminin anacoluthe vient du grec anacoluthon, qui signifie «absence de suite dans les idées».

Analyse: 
Pour la compréhension de ce mauvais sens, changer «Malgré» par:  
N'en déplaise à la police et aux pompiers, l'incident n'a pas fait de blessé.

C'est donc une phrase fautive qui trahit la pensée de l'auteur.

Encore un exemple pour faire simple: 
Rentrée chez elle, son chien était mort.

 

La syntaxe

Faux:

Après une première nuit passée dans leur famille, les autorités communales ont relogé le couple et ses deux enfants dans un appartement vacant.

Juste:

Les autorités communales ont relogé le couple et ses deux enfants dans un appartement vacant alors qu'ils avaient pu être hébergés la nuit précédente par leur famille.

En grammaire, on appelle cela une anacoluthe, ou solécisme, ou encore rupture syntaxique.

Exemple type: «Dans l'attente de vos nouvelles, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.»

au lieu de: «Dans l'attente de vos nouvelles, je vous adresse, Monsieur, mes salutations distinguées.»

Le pronom qui casse la syntaxe:

La maison juste en dessus, c’est chez Marie, on la voit sur la photo.

Le pronom «la» n'indique pas si c'est la maison ou Marie qui figure sur la photo, donc la phrase est mal construite.

 

Exemples pour rire:

En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.

J’ai bien reçu la fiche pour mon épouse, je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.

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Qui participe au meurtre?

7 Août 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Geluck est pourtant Belge...

Geluck est pourtant Belge...

La règle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir est mise en danger par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui souhaite l’abolir, la jugeant trop compliquée, voire inutile. Les Belges vont-ils une fois réussir à faire passer la pilule à toute la francophonie?

La pomme que j’ai mangée deviendra La pomme que j’ai mangé...

Mais ces linguistes ont-ils pensé aux verbes découvrir, apprendre, etc. ?

Les pierres que j’ai découvertes    J’ai découvert quoi? – Les pierres.

Le COD est placé avant le verbe, on accorde!

Essayez de dire sans avoir mal aux oreilles:

Les pierres que j’ai découvert.

La leçon que j’ai appris.

Une jeune candidate à un jeu télévisé: «Je me suis inscrit par hasard en voyant une annonce dans la presse.» Alors que la gent féminine se bat pour la reconnaissance qui lui revient de droit, c'est une des leurs qui casse l'effort des linguistes qui ont lutté pour la parité des deux sexes.

 

À quoi ça sert d'accorder? Eh bien, à discerner !

Je vous jure: C'est la dame et non les deux messieurs que j'ai vue.

C’était une pizza et non un gâteau que nous avons mangée.

*Extrait:
Ainsi, Eudora avait absorbé une drogue, une drogue mêlée au vin que la marquise avait (verbe envoyer) à sa belle-fille.

si vous écrivez envoyée, c'est de la drogue...

si vous écrivez envoyé, c'est du vin...

* Tiré de l'œuvre d'Eudora Welty (1909-2001) romancière américaine.

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Il sert à quoi le correcteur?

5 Juillet 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Notre cerveau décrypte automatiquement!

 

Lisez le texte ci-dessous pour vous en convaincre!


Soeln une éudte d'une uvriseinté agnliase, l'odrre des lttrees dnas un mot n'est pas ipmrtnaot, ce qui cmptoe c'est la pmereire et la dinreere lertte. Le rtsee puet erte n'ipmrote qoui, tu puex qnaud mmee le lrie snas pbolrmee.

 

 

La recette de Sifranc:

 

Pour corriger un texte, une bonne orthographe ne suffit pas. La correction exige un œil infaillible, surtout quand on corrige son propre texte. L’œil distrait voit la faute, mais le cerveau corrige avant qu’elle n’arrive à la conscience parce nous supprimons instinctivement ce qui nous déplaît.

Il vaut mieux faire abstraction de la phrase, juste se concentrer sur le mot. Si l’on suit les lettres de la pointe du crayon, on ne pense qu’au mot sans s’intéresser à ce qui est raconté.

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