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les bons conseils de sifranc

La grammaire facile à saisir

4 Septembre 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Photo DR

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Les fautes que l’on entend et celles que l’on voit

Ici, on démontre l’utilité de l’accord du complément pour la compréhension de la phrase:

Il les a tant aimées    (sous-entendu les femmes)

Il les a tant aimés       (sous-entendu ses parents) 


Pour trouver le sujet:
Poser la question: qui est-ce qui a tant aimé? – Réponse: il

sujet + verbe + COD


Pour trouver le complément d’objet direct

Il a tant aimé qui? – Réponse: «les» mis pour les femmes ou les parents

L’accord du verbe avec le COD sert à la compréhension du texte. Si l’on ne perçoit pas de différence dans le langage parlé entre aimés et aimées, avec les verbes prendre et découvrir, la faute de langage sera alors grossière puisqu’on l’entendra!

Il les a prises       (sous-entendu ses vacances)

Il les a pris            (sous-entendu ses souliers) 

 

Capture d'écran DR

Capture d'écran DR

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Question de syntaxe, tout simplement...

7 Août 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!
Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!

Est-ce que la présence de la police et des pompiers peut provoquer des dégâts? Euh NON !!!

L'anacoluthe est une rupture dans la construction syntaxique d'une phrase. Il peut s'agir soit d'une maladresse de style soit d'une figure de style qui prend alors délibérément des libertés avec la logique et la syntaxe pour sortir des constructions habituelles du discours écrit ou parlé (source Wikipédia).

Le nom féminin anacoluthe vient du grec anacoluthon, qui signifie «absence de suite dans les idées».

Analyse: 
Pour la compréhension de ce mauvais sens, changer «Malgré» par:  
N'en déplaise à la police et aux pompiers, l'incident n'a pas fait de blessé.

C'est donc une phrase fautive qui trahit la pensée de l'auteur.

Encore un exemple pour faire simple: 
Rentrée chez elle, son chien était mort.

 

La syntaxe

Faux:

Après une première nuit passée dans leur famille, les autorités communales ont relogé le couple et ses deux enfants dans un appartement vacant.

Juste:

Les autorités communales ont relogé le couple et ses deux enfants dans un appartement vacant alors qu'ils avaient pu être hébergés la nuit précédente par leur famille.

En grammaire, on appelle cela une anacoluthe, ou solécisme, ou encore rupture syntaxique.

Exemple type: «Dans l'attente de vos nouvelles, veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.»

au lieu de: «Dans l'attente de vos nouvelles, je vous adresse, Monsieur, mes salutations distinguées.»

Le pronom qui casse la syntaxe:

La maison juste en dessus, c’est chez Marie, on la voit sur la photo.

Le pronom «la» n'indique pas si c'est la maison ou Marie qui figure sur la photo, donc la phrase est mal construite.

 

Exemples pour rire:

En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier.

J’ai bien reçu la fiche pour mon épouse, je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins.

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Qui participe au meurtre?

7 Août 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Geluck est pourtant Belge...

Geluck est pourtant Belge...

La règle de l’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir est mise en danger par la Fédération Wallonie-Bruxelles qui souhaite l’abolir, la jugeant trop compliquée, voire inutile. Les Belges vont-ils une fois réussir à faire passer la pilule à toute la francophonie?

La pomme que j’ai mangée deviendra La pomme que j’ai mangé...

Mais ces linguistes ont-ils pensé aux verbes découvrir, apprendre, etc. ?

Les pierres que j’ai découvertes    J’ai découvert quoi? – Les pierres.

Le COD est placé avant le verbe, on accorde!

Essayez de dire sans avoir mal aux oreilles:

Les pierres que j’ai découvert.

La leçon que j’ai appris.

Une jeune candidate à un jeu télévisé: «Je me suis inscrit par hasard en voyant une annonce dans la presse.» Alors que la gent féminine se bat pour la reconnaissance qui lui revient de droit, c'est une des leurs qui casse l'effort des linguistes qui ont lutté pour la parité des deux sexes.

 

À quoi ça sert d'accorder? Eh bien, à discerner !

Je vous jure: C'est la dame et non les deux messieurs que j'ai vue.

C’était une pizza et non un gâteau que nous avons mangée.

*Extrait:
Ainsi, Eudora avait absorbé une drogue, une drogue mêlée au vin que la marquise avait (verbe envoyer) à sa belle-fille.

si vous écrivez envoyée, c'est de la drogue...

si vous écrivez envoyé, c'est du vin...

* Tiré de l'œuvre d'Eudora Welty (1909-2001) romancière américaine.

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Il sert à quoi le correcteur?

5 Juillet 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Notre cerveau décrypte automatiquement!

 

Lisez le texte ci-dessous pour vous en convaincre!


Soeln une éudte d'une uvriseinté agnliase, l'odrre des lttrees dnas un mot n'est pas ipmrtnaot, ce qui cmptoe c'est la pmereire et la dinreere lertte. Le rtsee puet erte n'ipmrote qoui, tu puex qnaud mmee le lrie snas pbolrmee.

 

 

La recette de Sifranc:

 

Pour corriger un texte, une bonne orthographe ne suffit pas. La correction exige un œil infaillible, surtout quand on corrige son propre texte. L’œil distrait voit la faute, mais le cerveau corrige avant qu’elle n’arrive à la conscience parce nous supprimons instinctivement ce qui nous déplaît.

Il vaut mieux faire abstraction de la phrase, juste se concentrer sur le mot. Si l’on suit les lettres de la pointe du crayon, on ne pense qu’au mot sans s’intéresser à ce qui est raconté.

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L'utilité des accents

11 Avril 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Regardez la différence!


Certains prétendent à tort qu'il ne faut pas mettre d'accents sur les lettres majuscules. C'est pourquoi, je me suis permis de diffuser la manière de composer ces lettres accentuées qui ont tout leur sens:



MACARONS AU BEURRE SALE

pour: des macarons au beurre salé



MARCHE DE NOEL

Marché de Noël
et non une marche organisée dans des monceaux de neige...



MACONNERIE POUR TOUS VOS TRAVAUX DOMESTIQUES

La maçonnerie, un métier de spécialiste qui n'a rien à voir avec...




CONFERENCE AU PALAIS DES CONGRES

Les congres (poissons) pour les congrès

Valable sur les ordinateurs équipés du pavé numérique
Valable sur les ordinateurs équipés du pavé numérique

Valable sur les ordinateurs équipés du pavé numérique

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Un métier pas connu ou pas reconnu?

13 Février 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Article paru dans le quotidien suisse « Le Temps » (dr)

Correcteur, un métier vintage

Les correcteurs passent au crible tous nos articles, naviguant entre coquilles et anglicismes. Plongez dans les coulisses de ce métier méconnu et ô combien essentiel au sein d’une rédaction.

Le correcteur est une sorte de vampire qui se repaît des négligences du rédacteur. La faute, c’est son carburant et son gagne-pain. Dans l’équipe de correction centralisée de Ringier Axel Springer – qui édite plusieurs publications dont Le Temps – nous sommes huit femmes pour un homme, mais une petite voix rétrograde m’incite à continuer au masculin générique. Si la question de l’écriture inclusive devient de plus en plus pressante, les débats qu’elle provoque sont encore houleux entre défenseurs.euses du français et précurseurs.euses d’un mode de pensée au féminin. Et personne ne semble encore prêt à entrer dans l’ère des doublons, des points médians et des barres d’exclusion. Ni les rédacteurs.trices ni les lecteurs.trices. Et encore moins les correcteurs.trices.

Le garant de la bonne tenue du journal

Si le correcteur est un être ambivalent – hésitant, de ligne en ligne, entre triomphe et frustration, rigidité et laxisme, timidité et audace – il suscite chez ses collègues journalistes ainsi que chez les lecteurs des sentiments tout aussi contradictoires, du dédain à l’admiration, de la crainte rétive à la soumission. On le prend tour à tour pour un érudit (ce qu’il n’est plus) ou pour un inutile (ce qu’il n’est pas près de devenir), un bienfaiteur ou un spécimen nuisible. Le correcteur prend des décisions radicales mais est aussi pétri de doutes, détestant qu’on lui demande à la volée: «Météorite, c’est féminin ou masculin?»

En 2020, il a toujours besoin de son Dictionnaire des difficultés, de son Robert en ligne et de son Guide du typographe. Certains mots le font tourner de l’œil comme «initier» pour «lancer», «abonder» pour «acquiescer». Mais ça fait longtemps que les disruptions et les résiliences de tout poil ne le font plus sourciller. On attend de lui la garantie de la bonne tenue du journal car une ponctuation aberrante, un participe accordé de travers, une syntaxe fantaisiste jetteront l’opprobre sur l’auteur de l’article, le créatif, celui qui lui permet d’exercer son pouvoir.

Des yeux comme les bras de Shiva

Alors, en 2020, que signifie «corriger un article»? C’est d’abord le passer au crible du * Prolexis, ce logiciel de vérification orthographique d’une efficacité imparable quand il s’agit de détecter une coquille mais carrément impuissant devant les noms propres inexacts, les confusions et les répétitions, la typographie malmenée. Ce n’est donc qu’une simple formalité. Après, vient la lecture pure et dure, à plusieurs niveaux. Du dépistage des erreurs stylistiques ou des déficiences grammaticales en passant par le fact checking, un cerveau humain est nécessaire. Et même deux, si l’on voulait vraiment un «sans-faute». Ce qui se pratique toujours pour les magazines qui sont censés intéresser le lecteur une semaine entière, et non un seul jour, avant de recueillir les épluchures de pommes de terre.

Car une seule lecture, le plus souvent dans l’urgence, ne relèvera pas toujours les pièges explosifs qui éclateront après impression à la figure du lecteur ou de la lectrice. Les yeux du correcteur devraient être démultipliés comme les bras de Shiva car la seule faute qui reste peut déclencher l’hilarité. J’ai ainsi laissé passer dernièrement «l’injection du contenant» dans un article scientifique sans l’ombre d’une contrariété, tout occupée à m’énerver du nom d’une molécule mal traduit de l’anglais.

Si l’imagerie collective lui colle une image de psychorigidité, il s’efforce pourtant au XXIe siècle de lâcher du lest face à la gloutonnerie de l’anglicisme tout-terrain qui envahit la langue, sorte d’épidémie sans contention possible. Et il a sa propre sensibilité, le français n’étant pas une science exacte. La correction, c’est un savoir-faire, un métier de réparation, comme la cordonnerie ou la plomberie. Une pratique vintage à laquelle les talents d’aujourd’hui s’abandonnent parfois comme à une bouée de sauvetage. Il faut de l’humilité et de l’empathie pour être correcteur. Et un peu d’insolence aussi.

* voir mon article sur Prolexis

 

 

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Ma publication reconnue à la ronde

1 Janvier 2012 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

 

Vade-mecum 

 

© Dessin de Vincent L'Epée

Vidéo

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Signe d'enlèvement...

20 Juin 2005 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Les bons conseils de Sifranc

Le deleatur

Le deleatur

Comment se nomme ce signe typographique et à quoi sert-il? Cliquez sur le Guide du typographe

Comment se nomme ce signe typographique et à quoi sert-il? Cliquez sur le Guide du typographe

Tous les signes de correction à télécharger dans le lien ci-dessous (Guide), avec notamment le deleatur qui signifie en latin «qu’il soit détruit», utilisé par les correcteurs pour suggérer la suppression d'une faute.

Guide du typographe

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