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paillardises

Sifranc, précurseur de dictées paillardes

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Engagé par l'Association des écrivains neuchâtelois et jurassiens (l'AENJ), dans trois salons successifs, j'avais dans la troisième dictée de l'édition 2017 déjà introduit dans mes textes des petites piques grivoises afin de donner du piment. Pour détendre l'atmosphère réputée tendue des séances de dictées! Mon titre faisait allusion au Mariage pour tous sans toucher à ce sujet, mais sous cette forme:

Le mariage de difficultés pour tous.

Avec à la clé une sélection de noms masculins et féminins à débarbouiller comme: un apogée, une acné, etc. Voici un extrait de cette dictée:

L’apostrophe oubliée au précédent Salon des écrivains, c’est une bagatelle. La dictée d’aujourd’hui sera transgenre. À vous donc de faire la distinction entre le masculin et le féminin. Parfois bizarre! La chienlit, c’est féminin avec la terminaison LIT, le lit où le dentiste éconduit avait trouvé sa femme avec un mâle dedans.

Il était donc question du «lit où le dentiste éconduit avait trouvé sa femme avec un mâle dedans.» Le sens imposait ici la graphie <dedans> et ceux qui n'avaient pas compris pouvaient se référer à l'adjectif éconduit signifiant <cocu>.

Lors du 1er Salon de l'AENJ, le président Thierry Amstutz m'avait conseillé de centrer mon texte sur la région viticole d'Auvernier, ce qui fut fait tout en rajoutant le mot Milvignes pour que les hôtes venant des autres cantons puissent se familiariser avec la dénomination des communes fusionnées, Bôle et Colombier. Ainsi, on joignait la connaissance avec le terroir et le savoir-faire des vignerons pour le non-filtré, avec une connotation aux libations de nos ancêtres qu'on trouve dans les chansons vigneronnes. Extrait:

De bons crus élevés sur des coteaux ensoleillés

Eh bien, on va se laisser charmer par une balade féerique sur les rives du lac de Neuchâtel. À une encablure d’un charmant vignoble, l’autoroute surchargée fera peut-être oublier à l’automobiliste pressé de s’arrêter. Dommage, il aurait pu goûter au fin nectar dont la littérature d’antan nous a narré les mystères dionysiaques célébrés ensuite par son acolyte Bacchus. De joyeuses bacchanales, libations de nos jours surveillées de près par la maréchaussée. Les danses lascives et le vin avaient des vertus aphrodisiaques appelées philtres d’amour à ne pas confondre avec le vin non filtré que les viticulteurs ont remis au goût du jour.

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La baise sous la braise...

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Si tu baises comme tu écris...

... il faut fréquenter les salons paillards

 

Mon amie chansonnière Lili Roche (voir le lien ci-dessous)

Lili Roche

s’est spécialisée dans les chansons polissonnes et elle se produit avec ses musiciens dans de petites salles de concerts, cercles culturels et cafés-théâtres. Son répertoire issu des chansons de Colette Renard, Patachou, Annie Cordy, et autres exégètes du sans-gêne ne manquent pas de piquant. Lors d’un de ses concerts, Lili Roche s’est interrompue net sur le mot «onanisme» pour demander à l’assistance si ce mot lui était connu?

Au premier, rang, des jeunes premiers qui écoutaient sans trop comprendre la richesse des jeux de mots de la langue française, se sont consultés deux bonnes minutes sans trouver la signification de ce mot mystérieux. Après le récital, j’ai demandé à l’artiste si son gag était improvisé ou non. Il s’est avéré que non! En voyant les jeunes oreilles se dissiper, elle a voulu provoquer un brin. Ils ne savaient donc rien. À l’heure ou l’on peut visionner un tas de pornographies sur la Toile, le vocabulaire de base manque donc à ces jeunes petits branleurs d'arrière-cour de récré...

Au début de ma carrière de correcteur, un jeune journaliste engagé dans la rubrique Tribunal de simple police, était venu dans mon bureau pour me demander discrètement la signification d’un mot qu’il avait relevé lors d’une audience relative à une tentative de viol. Sa question: «L’avocat a dit qu’il n’y avait pas eu de traces d’éjaculation.» C’est quoi, une éjaculation?

Il est vrai qu’à l’époque, les dictionnaires étaient moins complets et pour trouver un mot cochon, il fallait se cacher pour que les parents ne nous surprennent pas en train de chercher le mot nichon ou vagin.

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Hommage à la croupe

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc Publié dans #Paillardises

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le popotin

La chaîne culturelle Arte a la particularité de traiter des sujets de société qu’une autre TV hésiterait à diffuser pour ne pas être classée X. Sous l’égide de la culture, donc, elle a programmé – en période de l’Avent –, une étude sur les mœurs intitulée «La face cachée des fesses». Selon Arte, ces dernières peuvent se révéler un objet de désir ou de tabou. De rébellion aussi, à l’instar de Polnareff qui a exhibé les siennes sur les Champs-Elysées en 1972.
On doit admettre le pouvoir de la chose qui a inspiré les peintres et les poètes. Lorsque Georges Brassens fait l’éloge de la fessée qui se termine par une caresse et donne au popotin le surnom de fêlure congénitale; quand le moustachu, dans une chute lyrique pour une belle chute de reins, supplie une Vénus callipyge: «Surtout, par faveur, ne vous asseyez pas!»
La croupe est donc un creuset de chansons paillardes, de bons mots qui peuvent se révéler grivois, moqueurs ou culottés. Bizarrerie de la langue, ce dernier terme est inapproprié puisque la culotte est absente du décor...
Le documentaire d’Arte offrait la parole à des scientifiques, des psychanalystes, des écrivains, des historiens d’art. Il faut toujours que la télévision délègue des experts, c’est vexant! Sur ce sujet-là, ce n’était pas utile pour le fin connaisseur!
On se quitte ici sur les paroles de Claudine Cohen, professeure à l’Ecole des Hautes études en Sciences sociales: «Le muscle fessier, le plus puissant et volumineux, est le propre de l’homme en lui permettant la station bipède.» Je suis rassuré, mon texte tient debout... (FC)

photo DR

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Ode aux victimes de l’amour

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Dans une vaste étude portant sur 13 000 personnes de 27 pays, un sexologue et psychothérapeute affirme que quatre Suisses sur cinq se disent satisfaits de leur sexualité. Un résultat supérieur à la moyenne européenne. Et pourtant, on constate que la conjugaison entre deux «êtres» et «avoir» du plaisir au «féminin-masculin», reste problématique. Alphonse Allais s'était lancé avec dérision dans l'imparfait du subjonctif: «Fallait-il que je vous aimasse, que vous me désespérassiez et qu'en vain je m'opiniâtrasse, qu'à vos pieds je me prosternasse pour que vous m'assassinassiez!» Aznavour prétendait «savoir retenir les cris de haine qui sont les derniers mots d'amour». Le poète Aragon affirmait: «Il n'y a pas d'amour heureux; quand il croit serrer son bonheur il le broie; Brassens chantait: «Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure.» Sur le plan physique, la déchirure est parfois celle du condom, ce con d'homme qui a mal ajusté la pèlerine trop fine. Qu'on ne se moque pas de ces accidentés de la biroute qui ont voulu éviter un enfant! La conjugaison de deux êtres qui se sont aimés trop fort restera au... préservatif imparfait! (FC)

photo DR

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Le ticket de métro

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

La mode du pantalon taille basse chez les filles nous fait entrevoir des tatouages sur leurs reins découverts. Imaginez une toile de Gauguin vivante avec des petites fleurs et un clou argenté enfoncé dans le nombril pour tenir le tableau...

La taille de la culotte et du maillot de bain ayant rétréci, les baigneuses sont astreintes à pratiquer l’épilation totale. Sur les plages, on ne voit plus que les fesses qui, elles, cachent le string...

Aucune pilosité ne doit apparaître. Ce phénomène d’épilation massive fait le beurre des esthéticiennes qui voient affluer dans leurs salons des adolescentes désirant être polies pour être au net...

Ces générations de Vénus au mont pelé exhiberont devant leur mec chauve et imberbe un sexe complètement glabre.

L’apanage du rasage n’est donc plus réservé à l’homme.

Les esthéticiennes, recyclées dans la pratique du laser médical, ont cherché de nouvelles idées pour découper le blason. Elles ont créé la figure «ticket de métro». Il s’agit d’une bande verticale de 3 x 6,5 cm (source RATP) laissée velue juste en dessus du pubis.

Le chanceux qui touchera le ticket pourra-t-il monter à bord? (FC)

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Mes plus grandes chutes

6 Mars 2006 , Rédigé par Sifranc le correcteur Publié dans #Paillardises

Les écrits de Sifranc le correcteur ne manquent pas de chutes. Souvent, elles ont amusé la galerie par des dérisions ou des jeux de mots; en voici quelques-unes. On appelle chute la fin inattendue et particulièrement expressive d'une phrase ou d'un vers. En littérature, le mot désigne l’effet de surprise ménagé par l'auteur à la fin d’un texte, qui éclaire son sens, peut conduire à le réinterpréter. La tonalité recherchée peut être pathétique, lyrique, humoristique ou ironique.

 

La main occulte

Dès la naissance, nous portons les stigmates de notre destin dans la paume de la main. Les lignes y sont tracées profondément sur lesquelles certaines personnes plus ou moins bien intentionnées arrivent à lire l’avenir. Pour les initiés, leur main est devenue le miroir de leur âme.

La main gauche contient paraît-il davantage d’informations que la droite. Dans le creux, on y trouve la ligne de vie, celle du cœur et de la chance, sept en tout. Connue depuis la nuit des temps, cette science appelée chiromancie a dû frustrer plus d’un adepte et la notion d’avenir n’est sûrement plus la même aujourd’hui. Récemment, j’ai appris qu’un médium allemand, aveugle de surcroît, prédisait le futur de ses clients en leur palpant les fesses. Selon ce spécialiste, elles seraient plus révélatrices que les mains. Bof! depuis longtemps, je sais que mon avenir est derrière… mais je ne sais pas si je me laisserais mettre la main occulte!

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

 

Une particule à la culture

Le milieu de la culture est bouleversant. Sorti de son antre sélect et pédant, voilà qu’il se montre érotique en s’introduisant dans les chambres à coucher. Ce qu’on appelait autrefois de la littérature sous le manteau est devenu aujourd’hui le thème même des expositions dites culturelles. Après «X-spéculations sur l’imaginaire et l’interdit», lancé par le Musée d’ethnographie de Neuchâtel, le Centre Dürrenmatt a réuni un aréopage de 200 personnes autour de Catherine Millet pour disséquer son dernier outrage, pardon ouvrage: «La vie sexuelle de Catherine M.»

Directrice d’Art Press, revue littéraire dont le siège est à Paris, l’auteure raconte sa vie sexuelle sans détour. Bien introduite dans le milieu, il lui a suffi de parler X sous l’égide de la culture. Selon des critiques littéraires, son succès tient davantage à sa notoriété qu’à son style d’écriture.

Parti de rien dans sa vie d’écrivain, Frédéric Dard savait au moins emballer la marchandise avant de la déballer. Au début, l’intelligentsia boudait ses bouquins en les considérant comme romans de seconde classe. Maintenant, à force de prôner le coït chic, les intellos vont provoquer la débandade... 

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

 

Passation de pouvoirs

En venant au monde en 1975, Victoria Addams est tombée dans un berceau de luxe après avoir lancé son premier cri et pissé (épicé... voir plus bas). La petite s’est regardée grandir dans un miroir en rêvant de devenir une star. Ce qui fut fait après avoir répondu à une annonce recrutant des jeunes filles pour former un groupe. Ainsi naissaient les «Spice Girls» (trad.: «filles épicées»). Ne restait plus qu’à Victoria d’apprendre à chanter juste...  

                                            * * *  

À l’Euro 2004, un supporter de football récupère un ballon perdu qu’un joueur maladroit a propulsé dans la foule. Après avoir dissimulé sous sa chemise l’objet du délit, le spectateur le met aux enchères et touche 28 000 euros. Ridiculiser ainsi un pauvre footballeur qui rate un tir au but devant des millions de personnes et d’hooligans déçus, quelle humiliation! C’est là que resurgit Victoria – devenue Mme Beckham – en criant au monde entier: «C’est moi qui ai le ballon!» En effet, elle attend son troisième enfant, conçu avec celui qui tire parfois à côté! Le bébé de 3,2 kg est tombé dimanche 20 février 2005 à 10h40 dans un berceau de luxe après avoir lancé son premier cri et pissé... 

© Extraits de Mes Carnets de maladresses

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